bienvenu

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bienvenu,
ici je vai vous raconter que des histoire de chevaux si vous en aver et que je nes pas mi sur se blog metter le en commentaire sur cette article!
merci et bonne visite

# Posted on Thursday, 31 August 2006 at 7:59 AM

Edited on Friday, 29 February 2008 at 12:14 PM

premier histoire

premier histoire
Ma première histoire, en espérant qu'elle vous plaira ^^
*hum hum*

L'histoire de Bijou:

Doris était une fillette de dix ans, le genre de fille pourrie-gâtée qui est une merveille pour ses parents et qui, par un cri ou une plainte, obtient qu'elle veut. Elle avait tout pour être heureuse : une grande maison, des gâteaux maisons tous les jours, un immense jardin, des parent aimants (voire un peu trop) et surtout tout ce qu'elle voulait. Son dernier caprice avait été un tamagotchi. Ce-dernier fut jeté par la fenêtre trois jours plus tard car d'après Doris il était trop capricieux.

Un matin, Doris réclama un cheval. Elle disait s'ennuyer sur son vélo flambant neuf, car les pédales ne glissaient pas assez vite à son goût et la selle n'était pas confortable du tout. Elle voulait un moyen de transport qui pouvait changer d'allure sans que la fillette n'eût pas trop à bouger, un moyen de transport avec qui elle pourrait s'amuser. Mais s'amuser avec Doris relevait de l'exploit , à moins d'être insensible à la douleur. La dernière fois qu'elle avait rit, c'était avec ses copines fourmies : elle mettait une loupe au-dessus d'elles sous un soleil de plomb pour le voir griller.

-Maman, achète-moi un cheval, un beau cheval, un pur-sang, avec une crinière noire et un pelage tout blanc.
-Didi... ma Doris chérie... un pur-sang coûte cher, tu sais...
-On s'en fiche! Papa est maire, il est riche, et je VEUX un pur-sang!
-Mon Didi... tu sais que maman n'aime pas te voir triste, alors elle va vitte trouver un cheval...
Sa mère lui avait répondu d'un ton câlin en la prenant avec douceur et amour entre ses bras. Doris se laissa faire, faisant mine de bouder et de pleurer.
-Menteuse! siffla-t-elle en sanglotant pour de faux.
-Ma chérie... mon amour... je te promet que je te trouverais un cheval, une selle, une longe, un mors...
-C'est quoi tout ça? demanda brusquement la fillette en se dégageant des bras de sa mère.
-Le matériel pour ton cheval! répondit d'un ton conciliant sa mère en lui caressant les cheveux.
-M'en fiche de tout ça! Moi, je veux un cheval le PLUS VITE POSSIBLEEEEUUUH!!!!!!! bouda Doris.
-D'accord, maman va aller avec papa à la foire tout à l'heure, ok ma chérie?
-NAN!!! Pas tout à l'heure : maintenant!
-Oui, oui, ma puce, tout de suite ma Didi... maman fera tout ce que mon amour veut!
Après un baiser sonore sur chaque joue de sa fifille chérie, la mère de Doris tourna les talons pour prévenir son mari de chauffer la voiture.

Quatre heures plus tard, Doris vit arriver SON cheval. Il était parfaitement beau ; une crinière bien fournie, les flanc d'une agréable couleur crème, ses pattes antérieurs tachés et ses pattes postérieurs immaculés. Il levait sa tête avec bienveillance, dirigé à la longe par le père de Doris qui exiba fièrement l'animal à sa fille.
-Regarde, fifille, c'était le plus beau de tous! Il s'appelle Bijou! Qu'en penses-tu?
-Hum...
Doris fronça les sourcils et prit son animal pour le mener au jardin. Sans rien attendre, elle monta avec souplesse mais également avec une grâce discutable sur le dos de la bête. Elle lui donna un coup de talon doux, et Bijou partit au pas. Mais Doris aimait la vitesse, et la fillette voulait tellement faire du triple galop qu'elle le tapa fort, avant de ramasser une branche de cerisier pour fouetter les flancs du cheval. L'animal, étonné et surpris, se cabra, et Doris tomba dans l'herbe.
-Sale bête! Idiot!
Le cheval le regarde, il n'y comprenait plus rien. Il hénissa de plaisir en voyant Doris prendre une carotte et trotta fièrement vers elle mais la fillette, cruelle et désirant prendre vengeance, mit la carotte sous le naseaux du cheval... pour la retirer ensuite. La pauvre bête tapa le sol de son sabot avec impatience et retenta d'attraper la carotte. Doris le narguait, il n'aimait pas cela...


Le soir. Doris n'aimait décidément pas Bijou. Voulant à tout prix sa carottes, il l'avait poussé d'un coup de tête. La fillette, rancunière, raconta des vilennies jamais commises par le cheval à ses parents.
-Il ma jeté par terre, il m'a donné des coups de sabots, il m'a mordu, il m'a...
Et ainsi de suite.
Ses parents, catastrophés, sortirent une idée toute faite :
-Dans ce cas-là, Didi, nous allons le vendre à la boucherie. Nous ne voulons pas d'un tel furax chez nous! Les hippophages s'en chargeront.
Le lendemain, Bijou était nerveux, lorsque la principale cause de ses soucis fis son apparition, en robe de princesse rose. Elle lui tira la langue, geste incongru que Bijou ne compris pas, et ses parents le prirent pour le mener à un camion, où un homme riait à gorge déployé.
-Belle bête, ricana-t-il. J'ai hâte de manger son saucisson! Oh, my God, j'ai faim!!!!

La suite, vous la connaissez sans doute. Bijou fut mené à l'abatteoir, alors qu'il aurait suffi aux parents de Doris de le donner à quelqu'un d'autre ou de le ramener à la foire. Doris s'inspire d'un personnage réel dont je ne parlerais pas plus.
Lâchez vos com'!

# Posted on Thursday, 31 August 2006 at 9:04 AM

Edited on Friday, 29 February 2008 at 12:16 PM

cher journal...

cher journal...
Cher journal intime,
Je m'appelle Lucy, j'ai 10 ans et j'aime beaucoup les animaux. Mes préférés sont les chevaux. Peut-être parce qu'ils sont plus intelligents que les autres animaux. J'ai une chienne (Vodka) et deux petits chatons adorables (Tik et Tak).
Mon papa aussi aime beaucoup les animaux, il a même contribué énormément à une association pour animaux abandonnés. Maman, elle, elle aime un peu moins les animaux. Elle dit qu'ils sont bien mieux dans son assiette. Quand elle dit ça, moi, je pleure.
De plus, maman est une fine cuisinière. Mais elle nous fait toujours pleins de viande, et elle en jette plus de la moitié ; quel gâchis. Moi, quand je serais grande, je ferais tout pour arrêter cet horrible massacre. Mais je n'ai que 10 ans.
J'ai mal à la main, car j'écris trop vite et les lettres sont laides. je m'en fiche. Maman, si tu lis ces lignes, je te pris d'arrêter de gâcher de la viande. J'ai peur de te le dire en face.



Cher journal intime,
ça fait depuis déjà un mois que j'ai écris ce qu'il y a ci-dessus. Dans trois jours, c'est mon anniversaire : 11 ans! D'après papa, c'est l'âge de la raison, mais il m'a dit ça aussi pour mes 8 ans. Je crois qu'il se répète.
Maman m'a promis qu'elle va m'acheter un nouveau vélo, car l'ancien est cassé. Papa m'a dit qu'il m'offrirait un cadeau hors du commun ; la dernière fois qu'il a dit ça il m'a offert Vodka, puis pour Noël Tik et Tak, au plus grand déplaisir de maman.
Je crois d'ailleurs que maman n'a toujours pas lu mon journal. J'ai peur de lui demander. J'ai peur d'elle, en fait. Elle est intimmidante et donne des claques, mais elle câline et fait aussi des bisous. Je ne sais pas de quoi j'ai peur : de la vexer ou de la mettre en colère?



Cher journal intime,
C'est merveilleux! Papa m'a offert uncheval, franchement trop trop trop beau! Il s'appelle Appollon, et je l'aime vraiment. Il est tout blanc. C'est un Camargais, je crois. Oh, je ne vais pas beaucoup écrire aujourd'hui car j'ai hâte de fair ene promenade sur Appollon!


Cher journal,
La balade était merveilleuse. Il pousse une espèce de "ronron" très gentil quand je le caresse et il frotte tout le temps sa tête contre moi. Il a accepté que j'aille sur son dos, il a trotté tout doux, il a henni de joie quand je lui ai donné uen carotte. Papa est aux anges, maman fronce les sourcils. Elle dit que notre vieille écurie va lui coûter cher et que déjà la viande a un prix. Je ne comprends pas pourquoi elle me dit ça ; maman. J'espère qu'elle lira vite le journal. C'est décidé, je lui demanderais ce soir. C'est mon anniversaire, elle ne peut rien me refuser.


Cher journal intime,
Elle a refusé car elle chauffais le poulet. les poulets. Je suis sûre qu'un va partir à la poubelle.


Cher journal,
Je pleure. Hier, papa est mort. Il était partit se promener avec Appollon. Il est monté sur son dos. Mais alors qu'ils longeaient le lac, quelque chose d'horrible est arrivé. Un tracteur a foncé sur Appollon ; le pauvre s'est cabré et papa, qui ne s'y attendait pas, est tombé dans le lac. Il ne savait pas nager...
Maman dit que c'est la faute à Appollon, et, franchement, elle a un peu raison. Mais Appollon est tout ce qui me reste de papa...
J'ai entendu pourtant maman téléphoner à son amie Josette. Elle travaille dans un... j'ai oublié. Un a... ab.... j'ai oublié la suite.



Cher journal,
Josette travaille dans un abattoir. Avec maman, elles ont pris Appollon et l'on mis de force dans un gros camion. Il a henni une dernière. Je sais que je ne le reverrais jamais... ou peut-être que si, dans mon assiett

# Posted on Thursday, 31 August 2006 at 9:15 AM

Edited on Wednesday, 09 April 2008 at 10:47 AM

cadeaux de noel

cadeaux de noel
Je m'appelle Kelly, j'ai 15 et j'aime tout ce qui est du genre punk, rock'N'roll, metal et gothique. Dans ma chambre, il y a quelques chaînes accrochés au plafond, noires. Dès que je vois des fringues à la mode, je les achète, ce qui fait enrager maman. Elle, est est vieux jeu : elle rêve d'avoir de beaux pulls marins et des chaussures en gros plastiques. Elle désira aussi que je sois une élève modèle, elle peut toujours se faire cuire un oeuf.

]Mais j'ai une autre passion, bien plus importante que les fringues. Les animaux. Les chevaux, plus précisément, car plus tard je créerais ma propre ligne de vêtements que j'appellerais "Etalon & cie". Les chevaux sont si beaux, si majestueux, dignes de rois. Et maman qui continue à acheter des poissons pour son aquarium géant que je n'aurait jamais dû lui offrir. Toute mon histoire commença le 25 décembre.

le 25...
C'était le matin de Noël, le seul matin de vacances où je refuse obstinément de faire la grasse matinée. Comme d'hab', je dévale les escaliers quatre à quatre pour atterrir en looping devant le sapin, lorsque j'étouffe un cri : rien ! niet ! pas un cadeau, pas la moindre trace d'emballage ! Rageuse, je me mis à respirer calmement en envisageant toutes les situations plausibles : maman a décidé de faire un cache-cache cadeau (pourtant, elle n'a pas fait ce vieux jeu depuis que j'ai 8 ans), un voleur est arrivé cette nuit et m'a tout piqué (mais pas les objets de valeur >.<), maman était trop fatiguée pour déposer mes cadeaux au pied du sapin (ce qui est plus facile à croire que les deux autres propositions, après tout maman devient une vieille croûtone) ou encore le chien a tout bouffé (mais nous n'avons PAS de chien).


Je monte quatre à quatre les escaliers et ouvre la porte de la chambre de maman en demandant haut et fort :
-Où sont mes cadeaux ?
-Ooooooooh, Lily, ne m'unportune pas avec ça...
-Premièrement, je m'appelle Kelly, pas Lily, deuzio, SI, je t'umportune avec mes cadeaux !
-Kelly, ne me parle pas sur ce ton !
-Cadeaux !
-Bon, ok... dans le jardin.
Déstabilisée par cette réponse, je descend et ouvre la porte du jardin, septique, quand mon regard tombe sur... un magnifique cheval alezan !Enfin, "magnifique" est un grand mot. Il est osseux, a un visage trop long, pas une queue très touffue, et ses yeux sont rentrés dans leurs orbites. Il est attaché par un cordelette à un autre sapin, planté dans la terre celui-là.
-Waaaaaaaaho ! je ne peux m'empêcher d'exulter.
Je cours vers lui et le caresse abondamment, il me jette de doux regards...
-Je vais t'appelle Cadeau.
Il ne me répond pas, il s'en fiche lui. Si je l'appelais Bouse, ça vie ne chamboulerais pas pour autant

le 26...
En vérité, il ne s'appelle pas Cadeau mais Humble. Quel drôle de nom ! Je préfère Cadeau ! Maman m'a expliqué que c'est sa copine Marietta qui le lui a refilé. Marietta élève des chevaux, et Humble a été rejeté de tous. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être que c'est parce que c'est le seul cheval alezan et que les autres sont des Camarguais ?
En tout cas, Marietta ne l'aimait pas, d'instinct, et l'a filé à maman qui me l'a filé. Elle m'a dit qu'on s'en occupera jusqu'à ce qu'il trouve des maîtres.
Le rêve !
Rêve, c'est plue joli que Cadeau... Songe aussi, c'est pas mal... et si je l'appelais Songe ? ou Rêve ?
Maman m'a aussi offert un lecteur MP3.

le 27...
Monsieur Sarazin veut nous racheter Songe d'un Cadeau de Rêve (oui, ce n'est pas terrible comme prénom). Il dirige le centre équestre, et ça serait parfait. Il dit que l'alezan m'appartiendra toujours.
Ils ont aussi des problème au centre. Yvette doit virer à l'abattoir tous les chevaux qui ne servent pas. Monsieur Sarazin, qui a peur que l'apparence de Songe d'un Cadeau de Rêve décide Yvette à le vendre, m'a assuré qu'il va faire en sorte qu'il ne soit pas vendu.

le 28...
Bah si. Songe d'un Cadeau de Rêve a été vendu. Maman va écrire une lettre à l'abattoir pour qu'il ne nous le rende, mais elle n'a pas l'air très motivé. Foutu truc maternel...
J'écoute aux porte maintenant. J'entends maman avec sa copine Marietta. Elle dit :
-Et, Marietta, t'avais raison, c'était parfait !
-...
-Mais non, ce n'est pas trop cruel ! Un vulgaire canasson ne manquera pas à ma fille !
-...
-Je vais faire semblant d'écrire une lettre.
-...
-Ouais, je sais, c'est un peu faux-c*l, mais bon. Je vais faire semblant d'écrire une lettre et je vais l'envoyer à Yvette.
-...
-C'est la dirlo du centre équestre. Elle est dans le coup aussi.
-...
-Pourquoi je fais tout ça ? Tu n'as toujours pas compris, ma bonne Marietta ?
-...
-Calme-toi ! Kelly voulait un MP3, des CDs, des jeux d'ordi, des stylos, des vêtements... la totale quoi. Je ne lui ai acheté que le MP3. Yvette va me rembourser le canasson et toc ! j'aurais acheté que le MP3 ! Malin hein ? Marietta ? Marietta ? Allô ? Oh, elle a raccroché !
J'aime peu moins ma mère, tout d'un coup.
Fichu truc maternel ! Mais maintenant, je suis triste. Je ne lui dirais pas que je l'ai entendu au téléphone. Je vais simplement diminuer d'affection pour elle.
Fichu truc maternel

# Posted on Thursday, 31 August 2006 at 9:23 AM

Edited on Wednesday, 09 April 2008 at 10:51 AM

histoire

histoire

Je m'appelais Meigo, j'avais des maîtres très gentils. Ils prenaient soin de moi, et la petite fille me donnait toujours des carottes et des pommes. L'été j'étais dans un pré magnifique, pleins de fleurs qui sentaient bon, et l'hiver, on me mettait dans un box toujours propre.
Un jour que j'étais attelé pour aider mes maîtres à emmener leurs légumes au marché, nous arrivâmes sur un chemin caillouteux, glissant, pleins de bosses et de trous. Mes maîtres me demandèrent de galoper. Je n'étais pas sûr, c'était dangereux. Ils me redemandent, je pars au galop. Je leur faisais confiance, jamais ils ne m'emmèneraient dans un endroit dangereux. Jamais ils ne me feront de mal...
Mais je mis le pied dans un trou très profond et je suis tombé, la charrette se retournant sur moi. Mes maîtres criaient. Après un instant noir, je sentis la charrette se soulever, puis quelqu'un me tirer par la bride. Je me suis levé, mais je suis retombé. Mon antérieur gauche me faisait souffrir horriblement. La petite fille criait, je ne comprenais pas ce qu'elle disait. Mes maîtres insistèrent, je me suis relevé.
Avec beaucoup de mal, je revins à la maison. Je savais qu'après ces terribles souffrances je découvrirais les bons soins de ma famille. Un homme arriva, celui qui venait chaque fois que quelque chose n'allait pas. Il parla à mes maîtres... La femme s'enfouit dans les bras de l'homme et la petite fille se mit à pleurer comme jamais.
Tard dans la nuit, la petite fille me rejoint. Mon pied me faisait souffrir, mais elle y faisait attention. Elle s'allongea contre moi, les yeux ruisselant de larmes et s'endormit.
Jamais je n'oublierais l'odeur de ses cheveux, ni la chaleur de son petit corps tout serré contre moi.
Le lendemain matin, le bruit de la porte de l'écurie me réveilla en sursaut. Je savais que c'était mes maîtres qui venaient pour me prodiguer des soins. J'en étais sûr. Je me suis levé avec difficulté, la petite se réveilla. Des humains que je ne connaissais pas me prirent par le licol et m'emmenèrent dehors. Mes maîtres y étaient, je hennis pour les accueillir. La femme s'enfuit le visage dans les mains, et la petite fille se mit à hurler. Elle se laissa tomber par terre, criant « Non ! Non ! ». Je voulais lui dire de ne pas s'inquiéter, je faisais confiance à ma famille. Ils allaient m'emmener dans un endroit où je serais soigné. Je voulais lui dire que je reviendrais bientôt...
Les hommes me firent entrer dans un camion. Je ne discutais pas, je faisais confiance à mes maîtres.
Il n'y avait ni eau ni nourriture, mais je me disais que c'était normal, jamais on ne me ferait de mal...
Après de longues heures interminables de souffrance, la porte du camion s'ouvrit. On me fit descendre, mais ils voulaient que j'aille plus vite. Un homme sortis un fouet et... AIE ! Il me frappa jusqu'à ce que je me retrouve devant un autre camion, cette fois pleins de chevaux. Je hennis, personne ne me répondit. L'homme me fouetta à nouveau, je suis entré. Pourquoi me fouettait-on ? Je ne faisais rien de mal... mais je faisais toujours confiance en ma famille. Je me disais que ce cauchemar allait bientôt finir, j'allais être soigné.
Dans le camion régnait une odeur de sang et de pourriture. Nous n'avions ni eau ni nourriture. Ma plaie causée par les coups de fouets me faisait mal, elle s'infectait.
Durant tout le voyage, près de la moitié des chevaux moururent. Soudain je vis un petit poulain. Il était seul, il hennissait, appelant du secours, personne n'y prêtait attention. Il devait avoir 5 ou 6 mois. Je le pris à mes côté, le rassurant. Je lui disais de ne pas s'inquiéter, les humains sont gentils, ils ne nous feront jamais de mal.
Après une durée interminable, on nous fit enfin sortir de cet horrible camion. Je respirais enfin l'air frais et sain de l'extérieur. On m'obligeait à avancer, malgré mon pied que je ne pouvais à présent plus poser. Le poulain me suivait, je le rassurais.
Nous entrâmes dans une toute petite pièce où nous durent nous entasser. Il n'y avait pas de place. J'avais faim, très soif et surtout très mal. Je me suis allongé, le poulain se coucha près de moi. Il me rappelait la petite fille.
Des hommes vinrent nous chercher l'un après l'autre. Mais aucun cheval ne revenait.
Puis ce fut le tour du poulain. Il hennissait si fort que tous le regardaient. Il ne voulait pas me quitter. Les hommes le forçaient, mais il tirait de toutes ses forces malgré l'épuisement. Je lui disais de faire confiance aux hommes, de me faire confiance. Jamais ils ne nous feront de mal. Ma famille m'a emmené ici pour me soigner. Je lui disais que je le retrouverais après. Je lui promis de ne jamais l'abandonner. Il s'en alla avec les hommes, continuant de m'appeler.
Ce fut mon tour. Je les suivis, tout heureux de savoir que j'allais enfin être soigné. Ils me tiraient, me fouettaient, mais je ne pouvais pas avancer plus vite...
Je suis entré dans une pièce où un homme m'attendait. Ca sentait fort le sang. Autour se trouvait pleins de corps de chevaux, inertes... je rejoignis l'homme. Il tenait un objet dans sa main. Il empoigna ma crinière, je me laissais faire, bien que je me demandais pourquoi il faisait ça. Drôles de soins tout de même. Il approcha l'objet de ma gorge...
Soudain je sentis une violente douleur ! Je voulus hennir mais aucun son ne sortit. Je suis tombé, sentant mon antérieur craquer une nouvelle fois sous moi. Je n'arrivais plus à respirer. Du sang coulait en abondance de ma gorge en feu. Je me sentais partir.
Soudain je vis le corps du poulain, inerte. Il avait une entaille à la gorge, de même que tous les chevaux présents dans cette pièce. Je compris alors ce qui m'arrivait...
Je mourrais...
Pourquoi les humains nous faisaient-ils cela ? Pourquoi ?
Moi qui les avais servi toute ma vie !
Ma douleur s'amplifiait. Je repensais aux cris déchirants de la petite fille, à la dernière nuit passée avec elle, allongés dans mon box. A l'odeur de ses cheveux, à la chaleur de son corps.
Je repensais au petit poulain abandonné, MON petit poulain, auquel j'avais promis protection. Je lui avais dit que je ne l'abandonnerais jamais... Et pourtant je l'ai envoyé à la mort...
Oui je le retrouverais... Mais pas dans l'endroit que je pensais... malgré tout nous seront plus heureux là où j'étais en train d'aller... J'avais offert ma confiance aux hommes... Et ils me faisaient tellement souffrir... Jamais je ne leur aurais fait ça...
Je voulais demander pardon à la petite fille, car je lui ai fait une promesse que je n'ai pu tenir... Je ne suis jamais revenu...
Je voulais m'excuser auprès de tous ceux à qui j'ai dit de suivre aveuglément les hommes... On ne peut pas toujours les suivre, car ils changent...Ils deviennent méchants... Egoïstes... Nous ne sommes pas des objets.
Je revis une dernière fois l'image du corps sans vie du petit poulain... puis je partis.... Quittant pour toujours cette terre sur laquelle j'avais si bien vécu, mais si mal finit...


J'ai fermé les yeux pour la dernière fois dans une pièce à l'odeur du sang, au milieu de mes amis tués par ceux à qui j'avais donné toute ma confiance...

# Posted on Sunday, 03 September 2006 at 11:53 AM

Edited on Wednesday, 09 April 2008 at 10:52 AM